Ils soulevèrent Hector toujours affaissé sur lui-même; ils le garrottèrent.
Hector n’opposa aucune résistance.
—Madame, dit alors Bothwell, ce misérable vous a offensée, mais pardonnez-lui, il est fou!
—Je lui pardonne, dit la reine avec douceur.
Ces mots galvanisèrent Hector. Il se redressa soudain, jeta un regard chargé de haine sur Bothwell, et voulut s’élancer sur lui.
Mais il était garrotté, et il n’avait plus son poignard.
—Où désirez-vous qu’on le conduise? demanda lord Bothwell.
—Au château de Dunbar, répondit la reine.
Puis, la pitié se faisant jour de nouveau dans son cœur, elle ajouta:
—Si je lui faisais grâce?