Hector était sur ses genoux, mourant, hors d’haleine, faisant de vains efforts pour se lever, pour se hisser une fois encore vers les grilles où se tendaient les mains libératrices, et ne le pouvant plus.

Don Paëz le prit dans ses bras robustes, l’y pressa longtemps, puis le souleva et appela: Frère! frère!

Un sourire d’espoir passa sur les lèvres d’Hector, qui murmura:

—Je la reverrai donc!

—Frère! appela de nouveau don Paëz, s’adressant à Gaëtano qu’il avait laissé dans la barque et qu’il s’attendait à voir paraître à l’orifice du soupirail pour lui venir en aide, frère!

Nul ne répondit d’abord, puis un faible cri se fit entendre et parut s’éloigner.

Ce cri disait:

—Silence! silence! silence!

Don Paëz s’élança, comme l’avait fait Hector naguères; il se cramponna aux barreaux que la lime n’avait point entamés... il regarda... plus rien!

La barque, Henry, Gaëtano,—c’est-à-dire le salut, la liberté, l’espérance—venaient de disparaître et de se perdre dans le brouillard. A peine, au travers des brumes, apercevait-on un point sombre qui s’éloignait, s’effaçant à mesure; ce point sombre, c’était la barque.