Le capitaine s’inclina.
—L’infante dona Juanita, fille de Sa Majesté, se rend ce soir au palais de l’Escurial pour y assister à une grande chasse qui aura lieu demain. Nous l’escorterons. Vous vous placerez à la portière de gauche de sa litière, et moi à celle de droite.
—Pardon, messire, dit le capitaine.
—Qu’est-ce, s’il vous plaît?
—Le roi vient d’envoyer une compagnie de gendarmes pour escorter l’infante avec nous.
—Corbleu! s’écria-t-il, en êtes-vous sûr?
—Très sûr, messire.
Don Paëz fronça le sourcil.
—C’est là ce me semble, un affront fait aux gardes?
—Je ne sais pas, murmura philosophiquement le capitaine; le roi le veut, cela me suffit.