—Pardon, sire, dit-il, j’ai une dernière prière à vous adresser.
—Voyons? fit le roi avec bonté.
—Messire don Diégo d’Altona, un des gentilshommes de la chambre, est mort en duel il y a huit jours, et il n’est point remplacé encore.
—Et tu voudrais me donner un protégé?
—Un ami, sire, un gentilhomme écossais de bonne maison qui désire vous servir.
—Eh bien! tu me l’enverras.
—Je vais lui mander un messager. Il arrivera demain à l’Escurial, avant le coucher du soleil.
—Je désirerais, sire, que nul, à la cour, ne sût que ce gentilhomme est présenté par moi.
—Je te promets le secret, foi de roi!
Don Paëz sortit par les petits appartements et gagna l’escalier dérobé qui conduisait à son logis.