—On étouffe ici, dit don Fernand.
—C’est assez mon avis, répondit don Paëz.
—En ce cas, montons sur les plate-formes, si bon vous semble; nous y respirerons et causerons à l’aise.
Les deux gentilshommes gagnèrent les remparts, renvoyèrent deux sentinelles dont le voisinage les gênait, et s’allèrent asseoir sur le parapet.
—Il faut bien, dit alors don Fernand, que je vous achève l’histoire de la sultane Namouna.
—Je vous écoute, répondit don Paëz.
Don Fernand s’accouda nonchalamment sur le parapet et reprit son récit:
Les deux chevaliers se regardèrent, hésitèrent un moment, puis l’Abencerrage répondit: Un an s’écoulera avant que tu aies un héritier, roi Aroun; la sultane m’aimera donc un an... J’accepte et je te promets ma tête, sans regrets.
—Et toi? demanda Aroun à l’Abasside.
—Moi, répondit l’Abasside, j’aimerais vivre vieux.