—Il y aura aujourd’hui même, disaient plusieurs gentilshommes, un combat sans merci entre don Paëz et don Fernand.
—Don Paëz a le bras lourd, murmuraient les uns.
—Don Fernand est le plus habile spadassin des Espagnes, répondaient les autres.
—Et puis, ajoutait un page, que don Fernand soit vainqueur ou vaincu, il est perdu.
—Pourquoi?
—Parce que s’il tue don Paëz, le roi ne le lui pardonnera pas.
—Bah! en duel...
—Don Paëz est le favori du roi, le roi aime don Paëz.
—Mais, ricana un seigneur qui la veille, assistait au jeu du roi, Sa Majesté paraît l’aimer beaucoup moins qu’on ne croit. Hier, à son jeu...
—Oh! dit un officier des gardes, le roi traite de même les plus grands dignitaires de son royaume. Il a l’humeur chagrine.