—Et que, l’occasion et Dieu aidant, je serais tout prêt à dévouer utilement ma vie pour elle.
—Bien parlé, Paëz, dit le roi. Tes ennemis sont puissants et ils veillent sans cesse, mais tu as, en revanche, des amis qui se promettent de te défendre à outrance.
—Vraiment, sire? murmura don Paëz à son tour.
—Par exemple, le marquis de Mondéjar, mon vieux capitaine.
—Je le sais, sire.
—Et puis encore, Paëz, mon ami, une belle dame...
Le colonel des gardes tressaillit.
—Une belle dame, poursuivit Philippe II, que moi, le roi, j’aime à l’égal de mes sept couronnes.
—Votre Majesté me cachera-t-elle le nom de cette belle dame? fit don Paëz avec un fier sourire.
—Elle se nomme, acheva joyeusement le roi, dona Juanita, infante d’Espagne.