Le roi avait un visage impassible.

Le grand inquisiteur se trouvait à deux pas avec le duc d’Albe et le chancelier Déza.

—Si le roi se fâche, dit-il, les Maures sont à nous.

—Et... s’il accepte?

—Ils seront perdus doublement, car nul ne les défendra plus ici.

—Vous vous trompez, monseigneur, dit le chancelier.

—Et qui donc osera les défendre?

—Deux hommes: Mondéjar et don Paëz.

Le duc d’Albe fit un geste de colère:

—Mondéjar, dit-il, est un vieux fou sans influence sur l’esprit du roi; mais don Paëz...