L’infante était toujours évanouie.
Le grand air, quelques gouttes d’eau fraîche répandues sur son visage l’eussent ranimée bien mieux que la chaude atmosphère des souterrains.
—Allons, dit la gitana avec intérêt, prends l’infante dans tes bras, don Paëz, et va-t’en.
Don Paëz obéit.
—Conduisez-les jusqu’à la porte du souterrain, continua-t-elle s’adressant à l’un des Bohémiens.
La voix de la gitana tremblait d’émotion, son regard ne brillait plus de courroux, elle avait les yeux baissés.
Don Paëz remarqua son trouble, et lui dit à voix basse en s’éloignant:
—Je te jure de remplir scrupuleusement les conditions que tu m’as faites en me rendant la liberté.
—J’y compte, murmura-t-elle sans lever les yeux.
—Singulière femme! pensa le cavalier en s’éloignant.