—Çà, ajouta don Paëz, en appelant le capitaine des lansquenets qui se tenait à distance respectueuse, montez à cheval, mon maître!
—Où vais-je?
—A Madrid, conduire les prisonniers. Prenez une escorte de deux cents hommes.
Le capitaine alla faire sonner le boute-selle, et don Paëz rentra chez lui.
—Monseigneur, lui dit Juan, votre prisonnier Aben-Farax et ses deux frères désirent avoir une minute d’entretien avec votre excellence avant leur départ.
—C’est leur droit, répondit don Paëz; qu’on les introduise!
Aben-Farax entra peu après, salua don Paëz avec courtoisie, prit le siége que celui-ci lui indiquait et lui dit:
—Connaissez-vous, messire, la sœur de mon roi?
—La gitana? murmura involontairement don Paëz.
—Oui, la gitana, fit Aben-Farax, souriant.