Mais le guichetier, qui était un homme de bon sens, haussa les épaules et invoqua la loi.
Devant la loi, tout Anglais courbe la tête, et sir Cooman fut obligé de s'incliner.
Mais il fut pris d'un tel accès de fureur et de folie en même temps, que sa femme et sa fille épouvantées se hâtèrent de cacher les rasoirs avec lesquels il devait faire sa barbe, après son premier déjeuner.
On amena de nouveaux détenus.
Sir Cooman, dont la fureur avait fait place à une sorte de prostration, ne voulut pas en entendre parler, se bornant à cette question:
—Y a-t-il un Français?
—Non, disait tristement le guichetier.
Et sir Cooman retombait dans son atonie, oubliant sa politesse ordinaire qui jusque-là lui avait fait une loi d'aller visiter les nouveaux venus aussitôt après leur installation.
Enfin le guichetier était revenu une dernière fois:
—Nous avons un prisonnier d'une telle importance, avait-il dit, que Votre Honneur ne saurait se refuser à l'aller visiter, ne fût-ce que quelques minutes.