Tant il est vrai que sur cette libre terre d'Angleterre l'aristocratie est partout, même en prison.
Or donc, il y avait la maison du Français, et cette maison était toujours habitée.
Qu'on juge donc de l'épouvante qui s'empara de l'honorable sir Cooman quand, ce matin-là, le guichetier se présenta dans son cabinet et lui dit:
—Le Français a payé et demande à sortir, ce qui est tout à fait son droit.
Sir Cooman ne comprit pas tout d'abord.
—Eh bien! dit-il, mettez l'autre dans sa maison.
—Quel autre?
—L'autre Français.
—Mais il n'y en a pas d'autre.
Ce fut alors seulement que sir Cooman bondit de son fauteuil au milieu de son cabinet, jeta un cri sourd et dit qu'il ne laisserait, pour rien au monde, partir le Français, qu'un autre Français ne fût venu le remplacer.