—Mais, monsieur, dit le médecin qui avait accompagné Ralph, cet enfant est blessé, et il a besoin de soins.

—Bah! bah! répondit le magistrat, il sera toujours guéri trop tôt pour aller au moulin.

Et il ne voulut rien entendre.

En même temps, il consultait une note qui lui avait été transmise de Scotlan-Yard, qui est la métropole de police.

Cette note disait que la veille un policeman avait été assassiné, et qu'on soupçonnait, comme l'auteur de ce meurtre, un nommé Bulton, homme mal famé et voleur de profession, qui vivait dans Broock street.

Le magistrat ajouta en marge de cette note la déclaration de l'enfant, et chargea un des policemen de la porter à Scotland-Yard.

Ce qui explique comment, moins d'une heure après, la police se transportait dans le Broock street et envahissait la maison de Bulton.

Quant au malheureux petit Irlandais, on l'avait jeté sur la paille du cabanon infect de la station de police, sans se soucier autrement de cette blessure par laquelle il continuait à perdre son sang.

XIII

Le lendemain matin, comme huit heures sonnaient, la foule était compacte en la pauvre église, Saint-Gilles.