De quart d'heure en quart d'heure la voiture s'arrêtait.

Ralph ne pouvait rien voir; mais il entendait.

Il entendait qu'on ouvrait la porte de ce corridor roulant, puis une autre cellule et qu'un compagnon d'infortune sans doute y prenait place.

La voiture faisait le tour des différentes cours de police et prenait son chargement avec le moins de bruit et de scandale possible.

Enfin, elle s'arrêta pour tout de bon.

Cette fois on ouvrit la porte de la cellule où se trouvait Ralph.

Et le même policeman qui lui avait parlé la langue de son enfance, en prononçant le nom de sa mère, lui dit durement en anglais.

—Allons! petit gibier de potence, descends!

Ralph obéit encore.

Il se vit alors entouré d'une demi-douzaine d'hommes à la figure patibulaire ou sinistre.