—Vous tâcherez de gagner, le préau et de vous y cacher.
—Après?
—Je n'ai pas le temps de vous expliquer tout cela en détail mais je suis sûr que M. Bardel conduira le petit Irlandais dans le préau.
—Ah!
—Et qu'il lui ouvrira la porte de la nouvelle prison. Alors vous le suivrez et vous mettrez à crier au secours; j'aurai prévenu les sentinelles, nous accourrons et nous le prendrons en flagrant délit.
—Vous êtes un homme de génie, mon cher Whip, dit Jonathan.
M. Whip longea le corridor, ouvrit la porte du préau, la referma sur lui et disparut.
Il était temps, car cinq minutes après, M. Bardel parut à son tour, couvert de son manteau de nuit, un trousseau de clés à la ceinture et sa lanterne sourde à la main.
Jonathan s'était assis dans sa guérite.
M. Bardel dirigea vers lui la clarté de sa lanterne et tressaillit en reconnaissant qu'il n'avait plus à faire à M. Whip.