Il me donna la force d'aller me jeter aux pieds d'un prêtre catholique et de lui avouer que mon fils s'était suicidé.
Ce prêtre était jeune, il était bon, il me releva et me dit: Pauvre mère, puisque votre fils est mort par amour, Dieu lui pardonnera, car ceux qui ont souffert et pleuré trouvent toujours grâce devant sa miséricorde.
Et si Dieu doit pardonner, pourquoi nous, ses ministres, qui ne sommes que des hommes, nous montrerions-nous plus sévères?
Il fut convenu alors que je garderais mon fils encore jusqu'au samedi soir.
Alors le jeune prêtre viendrait, avec quatre Irlandais, enlever la bière et ils la transporteraient sans bruit au cimetière de Saint-George.
Là, on inhumerait mon enfant en terre sainte, et on réciterait les prières de l'Église sur sa tombe, comme s'il fût mort de sa mort naturelle.
—Et ce prêtre, dit l'homme gris, interrompant la mère de Dick, ce prêtre se nommait l'abbé Samuel?
—Oui. Vous le connaissez donc aussi?
—C'est notre maître à tous, répondit-il.
La pauvre femme reprit: