Il eut bonne envie de se glisser par cette fenêtre et de pénétrer dans la maison; mais la peur d'être découvert, arrêté par les habitants et reconduit à mistress Fanoche le fit hésiter encore.

Soudain un nouveau bruit se fit dans le jardin de cette dernière; en même temps une lumière apparut à la fenêtre de là chambre que Ralph venait d'abandonner et l'enfant entendit des cris auxquels se mêlait la voix aigre de mistress Fanoche.

On venait de s'apercevoir de sa fuite.

Cette fois le petit Irlandais n'hésita plus et il se laissa couler par la croisée de la mansarde.

Il se trouva alors dans une étroite chambrette, dépourvue de tous meubles et dont la porte était ouverte.

Ralph franchit le seuil de cette porte et trouva un escalier. Ses petites mains s'accrochaient à la rampe et il descendit.

Où allait-il? peu lui importait, pourvu qu'il échappât à mistress Fanoche et à la terrible Ecossaise.

La maison paraissait déserte.

On n'y voyait pas de lumière, on n'entendait aucun bruit.

L'enfant descendait avec une telle précipitation qu'il fit un faux pas et se heurta à la rampe.