—C'était le lendemain des funérailles de mon pauvre enfant, dit-elle. J'étais seule, abîmée dans ma douleur et n'ayant plus de larmes dans ma tête affolée!

La porte s'ouvrit, elle entra.

D'abord, il me sembla que c'était un ange, mais quand elle m'eut parlé, je vis que j'avais un démon devant moi...

—Écoutez, bonne femme, me dit-elle d'un ton impérieux et sec, je suis la fille de lord Palmure. Votre fils s'était pris pour moi d'un amour insensé et que je n'ai jamais encouragé...

Elle mentait, monsieur, sans cela mon fils aurait-il eu des lettres d'elle?

—Votre fils est mort, poursuivit-elle, et mon père et moi nous savons qu'il vous laisse sans ressources.

Je la regardais, les yeux effarés, et je ne comprenais pas ce qu'elle voulait me dire.

—Je viens, poursuivit-elle, vous offrir ce portefeuille qui contient une petite fortune, laquelle mettra vos vieux jours à l'abri du besoin, et en échange, je viens vous demander tous les papiers de votre fils.

Alors je compris. Elle venait me racheter ses lettres.

Et je repoussais le portefeuille et la chassai, en m'écriant: