Celui-ci lui fit traverser de nouveau le vestibule et, un flambeau à la main, il gravit devant lui un escalier à marches de marbre.

Shoking était devenu docile, et, en montant, il fit cette réflexion qu'un homme qui se moquait de la police et ouvrait les portes des prisons, comme l'homme gris, était capable de tout.

Le valet, arrivé au premier étage, lui fit traverser une antichambre, puis un grand salon, puis un petit.

Tout cela était confortable et d'un luxe divin.

Après le petit salon, Shoking trouva une chambre à coucher; et, après la chambre, un vaste cabinet de toilette.

Une large tablette de marbre jaune supportait une garniture en vermeil, des brosses en ivoire, des peignes d'écaille, tout le confort, tout le luxe d'un vieux garçon qui ne veut pas vieillir.

Il y avait sur les dressoirs des pots de col-cream, des cosmétiques, des rasoirs, et dans un coin une baignoire pleine d'une eau tiède et parfumée.

Shoking recommença à croire qu'il était le jouet d'un rêve, mais le rêve devenait de plus en plus agréable.

Le valet était sérieux et digne.

—Votre Honneur, dit-il, fera bien de prendre un bain.