Le shériff lui dit:

—Remettez-vous, mon ami, et obéissez à la loi. Du courage!

Mais Calcraff se roulait sur le sol en proie à d'horribles convulsions et disait:

—Ce n'est pas le courage qui me manque, c'est la force.

On le releva, on l'assit sur un banc, le gouverneur tira de sa poche un flacon de sels.

Calcraff essaya par deux fois de se relever, il ne le put pas.

Cependant on n'était plus assez loin du mur d'enceinte de la prison pour ne pas entendre le murmure strident de la foule qui s'impatientait à mesure que l'heure approchait.

—Il faut surseoir à l'exécution, dit le sous-gouverneur.

—C'est impossible! dit le shériff. Allons, Calcraff, levez-vous!

—Je ne peux pas! gémit le bourreau, dont les tortures n'avaient plus de nom.