—Passons, dit M. Harris, qui avait hâte d'être hors de ce lieu sinistre.

Et ils sortirent tous trois de la cage aux oiseaux.

Là, ils tournèrent à droite, suivirent un nouveau couloir et les visiteurs se trouvèrent au seuil d'une salle qui n'était autre que la cuisine.

Les fourneaux étaient allumés; une marmite gigantesque chantait dessus, et les cuisiniers paraissaient fort affairés. L'heure du repas approchait.

Sir Robert ouvrit alors une armoire de chêne blanc qui se trouvait en face de la cheminée.

—Qu'est-ce que cela? demanda M. Harris, qui vit reluire tout à coup, cette armoire ouverte, des cuivres, des aciers, et aperçut des courroies, des sangles et des fouets.

On aurait pu croire, à première vue, que c'était l'armoire à sellerie d'un gentleman-rider et qu'elle contenait des mors de bride, des étriers, des étrivières, des gourmettes et des cravaches.

Sir Robert répondit:

—C'est ici qu'on tourmente les prisonniers.

Et il étala complaisamment et plus souriant que jamais les fers qu'on met aux prisonniers insubordonnés, et les courroies qui anéantissent le mouvement et la volonté chez le condamné à mort, le boulet qu'ils traînaient autrefois, des carcans d'un autre âge qui servaient pour les expositions, les fouets qui servaient à fustiger les détenus indociles; enfin, la fameuse ceinture qu'on met à celui qui va monter sur l'échafaud et finalement la corde et le crochet de la potence.