Sir Robert ne demandait qu'à causer, et lorsque M. Harris lui eut transmis la question, il s'empressa de répondre:
—L'inhumation se fait très-simplement: on a mis le cadavre dans un cercueil de chêne qu'on a cloué ensuite.
Le cercueil est descendu dans la fosse en notre présence et en présence de deux gardiens, car ce sont des détenus qui l'ont apporté jusqu'ici.
Alors, un ministre presbytérien, si c'est un Anglais, un prêtre catholique, si c'est un Français ou un Irlandais, fait une courte prière un bord de la fosse ouverte.
Après quoi on rejette la terre sur la bière, on replace la dalle, et avec un peu de plâtre et une truelle, on la cimente.
En même temps, le fossoyeur prend un ciseau à froid et grave sur le mur, en face, la première lettre du nom du supplicié.
—Et c'est tout, dit M. Harris.
—Ah! j'oubliais encore un détail.
—Voyons?
—Le cercueil renferme un mélange d'hydrochlorure de chaux et de potasse destiné à détruire les chairs en un court espace de temps, de façon à éviter la corruption du corps.