CXVI
Cannes, 6 décembre 1862.
Mon cher Panizzi,
Je suis en peine des élections. D'après ce que je vois, je crains que les prêtres ne nous taillent des croupières. Le pouvoir de ces gens-là est grand. Ils disposent de la moitié et de la plus belle du genre humain, et cette moitié mène l'autre. Dans quelques départements, les cléricaux font ménage avec les rouges, et presque partout ils exercent une influence considérable.
Ellice m'écrit qu'il passera par Cannes vers le 25 et qu'il viendra me demander à dîner. Il m'annonce des faisans. Faites en sorte qu'il ne les oublie pas, si vous le voyez avant son départ.
Adieu; je suis horriblement pressé et n'ai que le temps de vous souhaiter santé, joie et prospérité.
CXVII
Cannes, 13 décembre 1862.
Mon cher Panizzi,