[276] Voici la première de ces lettres qu'adressa le Roi au connétable, à l'occasion de son mariage:

«Mon cousin, vous avez raison de croire que l'alliance que vous avez prise dans la maison de mon cousin le cardinal Mazarini m'a été très agréable; c'est une vérité que les effets vous confirmeront en toutes rencontres; et assurément la qualité de neveu de ce grand homme, outre les autres que vous possédez, ne me laissera jamais perdre la moindre occasion de vous donner des marques de ma bienveillance.» (Œuvres de Louis XIV, t. V. Au connétable. Paris, le 12 avril, 1661.)

[277] Œuvres de Louis XIV, t. V, p. 21. A Mme de Venel. Fontainebleau, le 20 juin 1661.

[278] Œuvres de Louis XIV, t. V. Au connétable Colonne. Fontainebleau, le 6 août 1661.

[279] Hortense Mancini, après avoir fui le palais de son mari, le duc de Mazarin, s'était réfugiée à Chambéry, où elle résidait chez un parent de Saint-Réal. L'abbé, qui revint dans cette ville en 1676, ne pouvait manquer de plaire à la belle duchesse par la distinction de son esprit. «Il avait l'honneur, dit Desmaiseaux, dans la Vie de Saint-Évremond, de l'entretenir tous les jours, et de lui lire les meilleurs livres français et italiens. Cet abbé ne fut pas insensible à ses charmes. Pour s'insinuer dans ses bonnes grâces, il lui suggéra l'idée d'écrire l'histoire de sa vie, et se chargea de la composer sur les particularités qu'elle lui fournirait. Il consentit à la suivre en Angleterre, et il fit, avec Saint-Évremond et d'autres gens de lettres, l'ornement de la société brillante qu'elle réunissait à Londres. Ce fut alors qu'il écrivit les Mémoires de Madame la duchesse de Mazarin, qu'il accompagna d'une lettre où il faisait l'éloge de cette dame...»

[280] Les Mémoires de M. L. P. M. M. (Mme la princesse Marie Mancini), Colonne, G. connétable du royaume de Naples. A Cologne, chez Pierre Marteau, 1676, in-12 de 189 pages. Il y en eut une autre édition la même année, chez le même, et une traduction en italien en 1678.

[281] La Bibliothèque nationale possède un exemplaire de cette traduction.

[282] A Leide, pour l'auteur, chez Jean Van Gelder, à la Tortue, 1678. Ce petit volume est tellement rare qu'il a, pour ainsi dire, la valeur d'un manuscrit. La Bibliothèque nationale n'en possède qu'un seul exemplaire. No 27, 4627.

[283] Lettres de Madame de Villars à Madame de Coulanges, nouvelle édition publiée par M. Alfred de Courtois. H. Plon, 1878, un vol. in-8o.—Madrid, 2 novembre 1679. D'après M. de Courtois (voir p. 213), une édition, imprimée à Madrid, aurait précédé celle que nous citons, mais personne ne l'a jamais vue.

[284] Elle confia son manuscrit à un nommé S. Bremond, qui dédia le livre imprimé au duc de Brunswick, autrefois intimement lié à Rome avec le connétable et sa femme. S. Bremond a soin de dire dans sa dédicace que «ce sont les propres Mémoires (de la connétable)..., qu'on voit un certain caractère naturel et sincère en tout ce qu'elle dit, quelque chose qui sent si fort la noblesse de son âme, et le rang qu'elle tient dans le monde, qu'il n'y a qu'elle qui peut s'exprimer de cette manière...»