[363] Apologie, etc.
[364] Dans ses Mémoires, la connétable parle également de son aveugle confiance à l'égard du marquis.
[365] Amiral, grand officier des armées navales d'Espagne, chef et juge de tout ce qui concerne la marine.
[366] L'Apologie, etc. Depuis le départ de Turin, les Mémoires de M. L. P. M. M. sont très brefs sur tous ces faits, dont ils ne donnent qu'un résumé.
[367] «Je fus à l'audience de la Reine, qui, avec des marques de bonté, me proposa de me retirer dans le couvent de Saint-Dominique Royal pour quelque temps; et, quoique je n'en eusse point d'envie, je crus pourtant d'être mieux en ce pays-là dans un couvent, que dehors exposée à l'orgueil de cette nation. Les religieuses refusèrent de me recevoir pour ne faire rien contre les priviléges. Mais, après plusieurs disputes, la Reine eut la bonté de leur faire dire de me recevoir, et que cela ne tirerait pas en conséquence au préjudice de leurs libertés. Ainsi j'y entrai, et je m'y trouve avec quelque repos, quoique avec un peu d'ennui, ne pouvant pas souffrir l'orgueil de ces religieuses.» Il résulte de ce dernier passage des Mémoires de M. L. P. M. M. et des autres qui suivent, que la fin de cette Relation (qu'il y a tout lieu de croire authentique à cause de sa parfaite concordance avec les Mémoires de la duchesse Mazarin, et avec l'Apologie), fut écrite dans le couvent même de San Domingo.
[368] Voici comment la connétable, dans la seconde partie des Mémoires de M. L. P. M. M., entendait fuir de son couvent: «Je ne sais si je vous dois communiquer mon secret, dit-elle au confident à qui elle adresse sa Relation; c'est que je songe à tout moment comment je me pourrai sauver de ce couvent. Les murailles en sont épaisses et la situation très difficile. Cependant j'ai dessein de suivre l'exemple du comte de Lauzun, qui a creusé à Pignerol, deux ans entiers, pour se sauver. Il est vrai qu'il a eu le malheur d'être découvert, mais possible que cela ne m'arrivera pas. Quoi qu'il en soit, j'ai une chambre qui est la plus propre du monde pour y creuser, et c'est ce qui me donne envie de tenter la fortune. Si je peux venir à bout de ce dessein, comme j'espère, vous saurez ce que je deviendrai. Voilà, Monsieur, ce que vous avez désiré de moi et ce que je devais faire pour vous obéir et vous persuader que je suis, etc.» Voilà de quelle manière se terminent les Mémoires, c'est-à-dire sous la forme d'une lettre adressée à un ami, lettre qui n'était pas destinée à voir le jour et qui ne fut publiée que par suite d'une indiscrétion.
[369] Apologie, etc.
[370] Apologie, etc.
[371] Voici le portrait qu'il faisait d'elle dans sa vieillesse: «C'était une petite vieille ratatinée, tout esprit et sans corps, qui avait passé sa vie dans la meilleure compagnie, et qui y vécut avec toute sa tête et sa santé jusqu'à sa mort, à quatre-vingt-cinq ou six ans. Elle était salée, plaisante, méchante... Elle avait des apophthegmes incomparables et ne semblait pas y toucher.» (Voir Lettres de Madame de Villars à Madame de Coulanges, édition publiée par M. A. de Courtois, un vol. in-8o.) «La mise en lumière de la Relation du marquis de Villars, a dit Sainte-Beuve, vient rendre de l'à-propos et donner comme un fond historique solide aux récits de la marquise, à ces jolies lettres qui, dans leur agréable légèreté, nous initient au seul moment un peu intéressant de ce règne imbécile et maussade (de Charles II), etc.»
[372] Mémoires de la cour d'Espagne, par Mme d'Aulnoy.