Au Kaire, le 3 floréal an IX.
L'adjudant-commandant chef de l'état-major de la place.
Signé Duchaume.
J'appelai, par mes lettres du 5 floréal (no 685 et 686 de ma correspondance), la sévérité des lois contre les brigandages qui se commettaient publiquement dans les lazarets du Kaire.
L'ordre de la place du même jour contenait des dispositions de police relatives aux hôpitaux.
Le 10, j'écrivis au général en chef (no 692 de ma correspondance).
«Général,
Le citoyen Paultre, votre aide-de-camp, vient de me remettre en mains propres votre lettre du 5 du courant, à laquelle j'ai l'honneur de répondre.
Depuis mes lettres des 30 germinal et 3 floréal, nos 683 et 684, l'état de l'épidémie a changé en bien.
Nous ne perdons plus qu'environ 12 hommes, français ou auxiliaires.
La mortalité parmi les habitants a été, depuis le 1er du mois, de 64 à 100, et n'a jamais excédé ce dernier nombre.