Il ne faut jamais oublier non plus qu'une portion du lazaret de la citadelle, servant de salles d'observation, reçoit fréquemment des malades qui n'ont rien de commun avec l'épidémie.
J'ai l'honneur de vous saluer.»
Lettre au général en chef (no 704 de ma correspondance).
À la citadelle du Kaire, le 21 floréal an IX.
«Général,
Depuis ma lettre du 10 du courant, remise aux mains propres de l'un de vos aides-de-camp, l'état de l'épidémie a diminué.
Nous perdons tout au plus dans les lazarets 9 hommes par jour, français ou auxiliaires.
La mortalité parmi les habitants a été, depuis le 10, de 55 à 78, sans passer ce dernier nombre.
Je démontre par une lettre, en date de ce jour, au général de division Belliard que le chef d'état-major de la place s'est trompé sur le résultat des entrants aux lazarets, en comptant pour entrés à la ferme les convalescents évacués de la citadelle.
Nous avons dans les lazarets plus de 250 hommes en parfait état de convalescence, et qui pourront reprendre les armes dans cette campagne.