L'amiral lord Keith n'a demandé relativement à notre trentaine de suspects que des mesures très raisonnables, et également profitables et rassurantes pour tous.
Le général Morand, qui veut bien se charger de vous remettre cette lettre, vous donnera de vive voix tous les détails que vous désirez.»
Le 8, le 9 et le 10 furent employés à notre évacuation.
Note pour l'amiral lord Keith, commandant des flottes de S. M. B. dans la Méditerranée (no 777 de ma correspondance).
«Les soussignés certifient que les convalescents du lazaret, au nombre de vingt-sept, ont été savonnés, ensuite lavés avec de l'eau et du vinaigre; que tous leurs effets ont été brûlés, qu'ils ont été revêtus de nouveaux habits, et qu'enfin ils sont dans un état à ne faire rien craindre de leur transport en Europe pour la santé publique.
Signés à l'original, écrit en anglais, sous la date du 29 juillet 1801, R. Desgenettes, médecin en chef de l'armée de la république française, et Th. Young, écuyer, inspecteur-général des hôpitaux de l'armée de S. M. B.»
J'écrivis au général Belliard le 12, (no 781 de ma correspondance).
«Général, j'ai la satisfaction de vous apprendre que nos hôpitaux et nos convalescents des lazarets sont enfin partis hier, et qu'ils ont probablement passé le Boghaz.
Il a été impossible de procéder dans les hôpitaux à une visite des convalescents susceptibles de rentrer dans leurs corps, parce que tous nos malades se sont précipités confusément hier sur les barques d'évacuation.
Je ne sais si on pourra faire cette opération en mer; dans le cas où elle ne pourrait avoir lieu, nous serons obligés de demander un quatrième bâtiment-hôpital.»