Mais comme cette circonstance n'est qu'accidentelle, et qu'elle peut changer d'un moment à l'autre, nous ne croyons pas qu'elle puisse s'opposer à ce qu'on prenne les précautions générales usitées dans les cas semblables.
Ces précautions nous paraissent devoir consister:
1o À surveiller exactement le commerce que la garnison est obligée d'entretenir avec les habitants, et à ne permettre, autant que possible, les communications qu'avec les lieux les moins soupçonnés de la contagion.
2o À entretenir la plus grande propreté dans les casernes et autres lieux où logent les troupes, et à faire enlever avec soin les cadavres et autres substances putréfiées qui se trouvent dans la ville et au dehors.
3o À empêcher que les troupes et les convois qui viennent du dehors communiquent avec la garnison et la ville.
4o Enfin à mettre dans le plus bref délai à la disposition des officiers de santé un local dont ils puissent se servir suivant l'exigence des cas.
Nous espérons, citoyen commandant, que les renseignements que nous allons continuer de prendre nous mettront à même de nous assurer de ce qu'on pourrait retrancher ou ajouter aux articles ci-dessus mentionnés.
Signés J. B. Bruant, et Dewevre.
NOTE additionnelle au rapport du 21, adressée au médecin en chef.
Gaza, le 24 ventôse an VII.