Au quartier-général du Kaire, le 3 messidor an VII.
«On croit utile de rappeler à l'armée dans ce moment l'avis inséré dans un ordre du jour de fructidor an 6, relativement aux bains (voyez page 16).
«Dans la saison où nous nous trouvons maintenant notre attention principale doit être dirigée sur l'état de la transpiration, c'est-à-dire que nous devons nous tenir, autant qu'il est possible, dans une température égale: ainsi il est dangereux de passer les nuits à l'air et nu; il en résulte des maladies des yeux assez connues, souvent des diarrhées incommodes, et même des dysenteries, presque toujours funestes dans de grands rassemblements d'hommes.
L'eau du Nil est d'une excellente qualité; il est malgré cela prudent, quand on a chaud, de ne la boire qu'après s'être rincé la bouche avec, ou en avoir versé sur ses mains.
L'usage exclusif de la viande n'est pas avantageux dans les chaleurs.
Les spiritueux tels que l'eau-de-vie, pris en quantité, font autant de mal qu'ils font de bien pris modérément.
Personne ne peut ignorer que les fruits qui ne sont pas bien mûrs sont nuisibles.
La nombreuse garnison du Kaire, et les corps de troupes considérables qui s'y trouvent momentanément, ainsi que dans les environs, ne fournissent pas cent cinquante fiévreux aux hôpitaux.»
J'adressai le même jour au général chef de l'état-major-général la lettre suivante (no 247 de ma correspondance):
Au quartier-général du Kaire, le 3 messidor an VII.