«Général, j'ai visité aujourd'hui les prisons de la citadelle; tous les cachots, sans exception, sont inhabitables: l'air n'y plonge que par des ouvertures très étroites; il y a déjà longtemps que le général en chef avait ordonné de les agrandir.
Ce qui m'engage à réclamer de nouveau sur cet objet, c'est qu'indépendamment du mal qui en résulte pour les prisonniers, ils peuvent souvent porter dans les hôpitaux ou au-dehors des maladies dangereuses.
Les distributions d'aliments ne se font pas toujours avec exactitude: l'eau manque souvent dans la proportion nécessaire pour entretenir la santé.
Les Anglais, les Turcs, et les Grecs, qui ont la liberté de respirer l'air pur, ne se plaignent de rien relativement au régime.
La proximité des prisons avec un hôpital considérable, et qui dans ce moment est bien tenu, exige qu'on les surveille d'une manière particulière.»
Le 9, j'envoyai au général chef de l'état-major-général le résultat circonstancié des visites de salubrité faites, d'après mes ordres, dans tous les établissements militaires du grand et du vieux Kaire, de Gizeh, de Boulak, et environs; il se faisait de semblables visites sur tous les autres points de l'armée.
Le 15, les convalescents de Syrie étaient définitivement rentrés dans leurs corps respectifs.
Le 21, on arrêta diverses mesures d'organisation pour les hôpitaux, et les officiers de santé en chef relevèrent un abus préjudiciable par la lettre suivante, adressée à l'ordonnateur en chef (no 260 de ma correspondance):
Au quartier-général du Kaire, le 21 messidor an VII.
«Citoyen, les différentes dispositions prises pour assurer aux militaires une distribution plus abondante de légumes en déduction de la viande étant restées sans exécution, nous vous prions d'ordonner que le règlement soit suivi ponctuellement sur l'article des aliments.»