J'avais fait différentes réclamations sur la position d'une portion des prisonniers anglais détenus à la citadelle, et m'y étant rendu le 21 dès neuf heures du matin pour terminer dans le jour cette affaire, j'écrivis au général en chef la lettre suivante (no 488 de ma correspondance).
À la citadelle du Kaire, le 21 messidor an VIII,
à 3 heures ½ après midi.
«Général,
Je me suis transporté ce matin, d'après vos ordres, à la citadelle, où je me suis concerté avec le chef de brigade commandant Dupas pour la translation indispensable d'une partie des prisonniers anglais dans un local plus salubre. On s'occupe avec activité de leur préparer pour ce soir l'un des étages de la tour des Janissaires.
Salut et respect.»
Ayant eu connaissance par les papiers publics des plaintes graves adressées par M. Courtenay-Boyle, capitaine du Cormoran, au commodore sir Sydney Smith, j'ai cru devoir à la vérité de mettre contradictoirement sous les yeux du public une pièce qui constatât officiellement que le sort des détenus anglais fut amélioré par les soins empressés du général en chef, au nom et sous l'autorité duquel j'agis dans cette circonstance.
J'adressai au président de la commission extraordinaire de salubrité et des hôpitaux la lettre suivante (no 489 de ma correspondance).
Au quartier-général du Kaire, le 25 messidor an VIII.
«Citoyen, des affaires très urgentes m'empêchent de me rendre à la commission.
Je n'ai au reste rien à lui communiquer pour mon service particulier.