La langue esquimaude ne fut sans doute approfondie par personne autant que par le Père Turquetil, à Chesterfield Inlet. Il fait remarquer que tout s’y réduit à des racines, des sons, des syllabes qui représentent les idées fondamentales. Ce fond saisi,—ce qui serait l’affaire de six mois, sous la direction d’un professeur—la langue serait connue. Aucune exception dans les règles, et logique parfaite de la syntaxe. Ces mots-racines, dit encore le Père Turquetil, sont bien plus des signes naturels que des signes arbitraires; et nos langues européennes sembleraient très insignifiantes, pauvres et disparates dans leurs propres éléments, comparées avec l’esquimaude. Contrairement aux langues dénées, qui ne représentent jamais que l’idée concrète, la langue esquimaude est entièrement abstraite dans ses formes et son expression.
[74] Le Père Petitot alla trois fois (1865-1867), jusqu’à l’embouchure du fleuve Anderson (Baie de Liverpool), au 68-30 degré de latitude, chez les Esquimaux Tchiglit. Le résultat de ces trois voyages fut le baptême d’un mourant: «Je suis parti le cœur brisé, dit-il, de n’avoir pu faire autre chose pour la conversion de ce peuple que de semer quelques enseignements touchant l’existence de Dieu, la sainte Trinité, la Rédemption, l’immortalité de l’âme, la vie éternelle. Mais toutes ces vérités ont été accueillies par des éclats de rire, et le nom du Créateur semble pour eux ce qu’est le petit Poucet ou Barbe-Bleue pour les enfants de nos pays. Que Dieu veuille bien donner sa grâce à ce pauvre peuple de voleurs, de cyniques et d’écumeurs de mer, mais qui feraient d’excellents chrétiens, si la foi s’implantait dans leur cœur si ferme et si mâle».
[76] Samuel Hearne avait assisté là, impuissant, au massacre d’une paisible tribu esquimaude par les Peaux-Rouges, qui l’accompagnaient comme guides et serviteurs.
[77] Voir chap. [XV] (Mission Sainte-Thérèse).
[78] Ce lac que nous appelons Imerenick, de son nom esquimau, porte aujourd’hui le nom de lac Rouvière, à la demande des frères Douglas, amis et admirateurs du missionnaire, auteurs du beau livre Land Forlorn.
| On a effectué les corrections suivantes: |
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| puis ils se replongaient=> puis ils se replongeaient {pg 22} |
| qu’on veulle bien=> qu’on veuille bien {pg 41} |
| comme les autres Indiens, abandonnèrèent=> comme les autres Indiens, abandonnèrent {pg 44} |
| misionnaire de la Tribu des Esclaves=> missionnaire de la Tribu des Esclaves {pg 54} |
| qu’elle n’est pas leur stupeur=> quelle n’est pas leur stupeur {pg 60} |
| cette extrémité de la région arctique ou rien=> cette extrémité de la région arctique où rien {pg 91} |
| Mgr Gouard reprit la besace=> Mgr Grouard reprit la besace {pg 111} |
| engloutissaient ou endommagaient une quantité=> engloutissaient ou endommageaient une quantité {pg 120} |
| M. Thibaut trouva sa route jalonnée=> M. Thibault trouva sa route jalonnée {pg 156} |
| sauve les misions dans lesquelles=> sauve les missions dans lesquelles {pg 176} |
| il pesa srupuleusement=> il pesa scrupuleusement {pg 197} |
| Pendant quinze ans, il desservit=> Pendant quinze ans, il desservît {pg 239} |
| Efin, après douze jours de fatigues=> Enfin, après douze jours de fatigues {pg 250} |
| sur une longeur=> sur une longueur {pg 254} |
| dans les forêtes limitrophes=> dans les forêts limitrophes {pg 255} |
| toutes les autre=> toutes les autres {pg 261} |
| festins et énivrées de symphonies=> festins et enivrées de symphonies {pg 289} |
| Kerby et Séguin se tinrent=> Kirby et Séguin se tinrent {pg 403} |
| bons Blanc=> bons Blancs {pg 465} |