LE MATIN
(L’arrière-scène s’assombrit. L’avant-scène s’illumine. Une bande de jeunes gens entrent en chantant.)
Le feu d’avril bondit de forêts en forêts partout jaillissant en feuilles et en fleurs.
Le ciel est prodigue de couleurs ;
L’air délirant de chansons ;
Les arbres des grands bois, tourmentés par le vent, nous pénètrent de leur inquiétude.
L’air est rempli de transports d’allégresse ;
Et la brise court de fleurs en fleurs, demandant à chacune son nom.
(Dans le dialogue qui suit, les principaux personnages sont seuls nommés, les autres font partie de la troupe de jeunes gens.)
Avril tire fort, frère, Avril tire très fort.