CHANDRA. — Tiens, voilà notre Dada.
LES JEUNES GENS. — Dada, pourquoi restes-tu à traîner derrière nous ?
CHANDRA. — N’en savez-vous pas la raison ? Nous sommes libres comme le vent parce qu’il n’y a rien de substantiel en nous. Mais Dada est comme un nuage de pluie au mois d’août. Il doit s’arrêter de temps en temps pour s’alléger.
DADA. — Qui êtes-vous ?
LE PASSEUR. — Je suis le passeur.
DADA. — Et, qui êtes-vous ?
LE VEILLEUR. — Je suis le veilleur.
DADA. — Je suis ravi de vous voir. Je vais vous lire quelque chose que j’ai écrit. Cela ne contient rien de frivole mais de bien importants conseils.
LE PASSEUR. — Très bien, lisez-nous votre affaire.
LE VEILLEUR. — Notre Maître avait coutume de nous dire qu’il y a beaucoup de personnes pour enseigner de bonnes choses, mais très peu pour les écouter ; car pour écouter il faut avoir l’esprit solide. Maintenant allez, Seigneur, nous écoutons.