MÉNESTREL. — Il a dit : Les hommes se sont toujours battus pour une cause ou pour une autre, et c’est le choc de cette bataille qui trouble les souffles du Printemps.

Le choc ?

MÉNESTREL. — Oui, celui qui annonce au monde que les combats des hommes n’ont pas encore pris fin.

Est-ce là le message du printemps !

MÉNESTREL. — Oui. Ceux qui par la mort sont devenus immortels ont envoyé leur message dans les fraîches feuilles du printemps. Ce message nous dit ; nous n’avons jamais douté du chemin, nous n’avons jamais calculé la dépense. Nous nous sommes élancés, nous nous sommes épanouis. Si nous étions restés assis à discuter, où serait le Printemps ?

LES JEUNES GENS. — Serait-ce ce message qui aurait rendu Chandra fou ?

MÉNESTREL. — Il a dit :

(Le Ménestrel chante.)

Les fleurs du Printemps ont tissé ma couronne de victoire.

Le vent du sud souffle son haleine de feu dans mon sang.