Mon âme est ardente et le sommeil me fuit; je suis un étranger dans un pays étrange!

Tu murmures à mon oreille un espoir impossible.

Mon cœur connaît ta voix comme si c’était la sienne.

Grand Inconnu, O le poignant appel de ta flûte!

J’oublie, j’oublie toujours que je ne sais pas le chemin, que je n’ai pas le cheval ailé.

Je ne puis trouver la quiétude; je suis étranger à mon propre cœur.

Dans la brume ensoleillée des heures langoureuses, quelle immense vision de Toi apparaît sur le bleu du ciel!

Grand Inconnaissable, O le poignant appel de ta flûte!

J’oublie, j’oublie toujours que partout les grilles sont fermées dans la maison où je demeure solitaire!

VI