Leurs petits pieds rapides semblent rire. Il est tout confus celui qui est là derrière les arbres chaque fois qu’elles viennent puiser de l’eau.

XIX

Vous marchiez sur le sentier du bord du ruisseau et la cruche sur votre hanche était pleine.

Pourquoi, vivement, avez-vous tourné la tête et m’avez-vous regardé à travers votre long voile flottant?

Ce brillant regard échappé de la nuit vint vers moi comme une brise qui après avoir fait frissonner l’eau se perd dans les ombres du rivage.

Ce regard vint à moi comme l’oiseau du soir qui, rapidement, vole à travers la chambre obscure, et d’une fenêtre ouverte à l’autre s’en va dans la nuit.

Vous avez disparu comme une étoile derrière les collines, et j’ai passé sur la route.

Mais pourquoi vous êtes-vous arrêtée un instant et m’avez-vous regardé sous votre voile pendant que vous marchiez sur le sentier du bord du ruisseau avec sur la hanche votre cruche pleine?

XX

Jour après jour il vient et repart.