C’est l’ombre de mes passions qui assombrit vos yeux. Vous êtes l’hallucination de mon regard.

Je vous ai saisie et enveloppée dans le filet de mes chants, ô mon amour.

Vous êtes mienne, habitante de mes rêves immortels.

XXXI

Mon cœur, oiseau du désert, a trouvé son ciel dans tes yeux.

Ils sont le berceau du matin, ils sont le royaume des étoiles.

Leur abîme engloutit mes chants.

Dans ce ciel immense et solitaire laisse-moi planer. Laisse-moi fendre ses nuages et déployer mes ailes dans son soleil.

XXXII

Dis-moi si tout cela est vrai, mon bien-aimé, dis-moi si cela est vrai.