Je t’aime, mon bien-aimé. Pardonne-moi mon amour. Oiseau égaré tu m’as prise. Mon cœur a été si ébranlé que son voile est tombé.

Couvre-le de pitié, mon bien-aimé et pardonne-moi mon amour.

Si tu ne peux m’aimer, bien-aimé, pardonne-moi ma douleur.

Ne me regarde pas de loin avec mépris. Je me blottirai dans mon coin et je resterai assise dans la nuit. De mes deux mains, je couvrirai ma honte.

Détourne-toi de moi, bien-aimé, et pardonne-moi ma douleur.

Si tu m’aimes, bien-aimé, pardonne-moi ma joie.

Quand mon cœur est emporté dans le torrent du bonheur, ne souris pas à mon périlleux abandon.

Quand assise sur mon trône, je te gouverne avec la tyrannie de mon amour; quand, telle une déesse je t’accorde mes faveurs, supporte mon orgueil, bien-aimé, et pardonne-moi ma joie.

XXXIV

Ne pars pas, mon amour, sans prendre congé de moi.