Qu’un transport de vertige sauvage vienne et me balaye loin du port.

Le monde est peuplé de gens honorables, de travailleurs utiles et habiles.

Il y a des hommes qui se tiennent aisément au premier rang; d’autres qui occupent décemment le second.

Laissez-les être utiles et prospères et laissez-moi être futile et fou.

Car, je le sais, là est la fin de tous les travaux: être ivre et se donner au diable.

Je jure de renoncer désormais à toute prétention de dignité et de décence.

J’abandonne mon orgueil de savoir et mon jugement du vrai et du faux.

Je brise le réceptacle de mes souvenirs, éparpillant jusqu’aux dernières gouttes de mes larmes.

Je me plonge dans l’écume du vin rouge des baies et j’en illumine mon rire.

La politesse et la gravité, je les déchire en lambeaux.