quand tu vides ton sac en une nuit et fais la nique à la prudence;
quand, sans rime ni raison, tu marches dans d’étranges sentiers et joues avec des babioles;
quand, naviguant au milieu des orages, tu casses en deux ton gouvernail;
...alors, je te suis, ma camarade, je m’enivre avec toi et je me donne au diable.
J’ai perdu mes jours et mes nuits dans la compagnie de sages et honnêtes voisins.
Beaucoup de savoir a grisonné mes cheveux et beaucoup de veilles ont obscurci mon regard.
Pendant des années j’ai recueilli et entassé des bribes et des morceaux de science:
que maintenant je les écrase, que je danse sur eux et que je les jette à tous les vents.
Car je sais que la suprême sagesse est d’être ivre et de se donner au diable.
Que s’évanouissent tous les scrupules trompeurs. Laissez-moi désespérément perdre ma route.