C’est pourquoi je vous donne des noms durs et me vante de mon insensibilité.

Je vous peine, de peur que vous ne connaissiez jamais la peine.

Il me tarde d’être assis silencieusement auprès de vous; mais je n’ose pas de peur que mes lèvres ne trahissent mon cœur.

C’est pourquoi je bavarde et je jase, cachant mon cœur derrière mes paroles.

Je traite durement ma souffrance, de peur que vous ne la traitiez de même.

Il me tarde de m’éloigner de vous; mais je n’ose pas, de peur que vous ne vous aperceviez de ma lâcheté.

C’est pourquoi je porte la tête haute et viens vers vous d’un air indifférent.

La provocation constante de vos regards renouvelle à chaque instant ma douleur.

XLII

O Folie, superbe ivrognesse, quand, d’un coup de pied tu ouvres ta porte et badines devant le public;