—Si mon regard fait battre ton cœur, je détournerai mes yeux de ton visage.
—Si de me rencontrer, tu tressailles, je m’écarterai vers un autre sentier.
Si ma présence te gêne quand tu tresses des fleurs, je fuirai ton jardin solitaire.
Si l’eau de la rivière s’agite tumultueuse au passage de ma barque, je ne ramerai plus vers ta rive.
XLVIII
Délivre-moi des chaînes de ta tendresse, ô mon amour. Ne me verse plus le vin de tes baisers.
Cette vapeur de lourd encens oppresse mon cœur.
Ouvre les portes; fais de la place pour la lumière du matin.
Je suis perdu en toi; enveloppé dans les plis de tes caresses.
Délivre-moi de tes sortilèges. Rends-moi la virilité; alors je t’offrirai un cœur libéré.