XLIX

Je tiens ses mains; je la presse sur mon cœur;

J’essaye d’emplir mes bras de sa beauté; de butiner son doux sourire sous mes baisers; de boire avidement son regard sombre.

Hélas! où est tout cela? Qui peut violenter l’azur du ciel?

Je veux étreindre la beauté; elle m’échappe; le corps seul reste dans mes mains.

Déçu et fatigué, je reprends ma route.

Comment le corps toucherait-il la fleur, que seul l’esprit peut toucher?

L

Mon aimée, mon cœur, nuit et jour, brûle de te rencontrer comme on rencontre la mort dévorante.

Que je sois balayé par toi comme par une tempête. Prends tout ce que j’ai; détruis mon sommeil et ravis mes rêves. Dérobe-moi ma vie.