Ainsi, sur la plage déserte, le fou aux boucles fauves de poussière, errait cherchant la pierre philosophale.
Un jour, un gamin du village s’approcha et lui dit: «Comment as-tu trouvé cette chaîne d’or qui te ceint la taille?»
Le fou tressaillit; la chaîne autrefois en fer s’était changée en or! Il ne rêvait pas, mais comment cette transformation s’était-elle faite?
Sauvagement il se frappa le front: où, mais où avait-il, sans le savoir, réalisé son rêve?
Il avait pris l’habitude d’éprouver les pierres qu’il ramassait en les frappant contre sa chaîne, et de les rejetter ensuite machinalement, sans regarder si quelque changement s’était produit; c’était ainsi que le pauvre fou avait trouvé et perdu la pierre philosophale.
Le soleil disparaissait; à l’occident le ciel était d’or.
Anéanti, brisé de corps et d’esprit, semblable à un arbre déraciné, le fou se remit à chercher le trésor perdu.
LXVII
Malgré le soir qui s’avance à pas lents et qui fait taire toutes les chansons;
Malgré le départ de tes compagnes et ta fatigue;