Nous nous sommes assis sur l’escarpolette et le vent d’orage nous a brutalement poussés par derrière.
Ma jeune épouse s’est dressée brusquement; épouvantée et charmée à la fois, elle tremble et se cramponne à mon sein.
Longtemps, je lui avais tendrement fait la cour.
J’avais fait pour elle un lit de fleurs; je fermais les portes pour que la lumière trop vive n’offusque pas ses yeux.
Je la baisais doucement sur les lèvres et lui murmurais à l’oreille de douces paroles; elle défaillait presque de langueur.
Elle était comme perdue dans le brouillard d’une immense et vague douceur.
Elle ne répondait pas à la pression de mes mains; mes chants ne pouvaient plus l’éveiller.
Ce soir, nous est venu l’appel de l’orage, l’appel des sauvages éléments.
Ma petite épouse a frissonné; elle s’est levée et m’a entraîné par la main.
Sa chevelure flotte; son voile bat dans le vent, sa guirlande frémit sur sa poitrine.