Adresse.—Quand on écrit à un avocat, à un médecin, à un notaire, etc., on adresse la lettre: Monsieur Un Tel, avocat, et non: Monsieur l’Avocat Un Tel.

Ne dites pas: Cette petite fille a lu une adresse à son père à l’occasion de sa fête, mais: Cette petite fille a souhaité la fête à son père. Il est cependant correct de dire: L’adresse de la Chambre des députés, en réponse au discours du trône (Acad.)

Adresser un auditoire.—Est un anglicisme. Il faut: S’adresser à un auditoire, adresser la parole à un auditoire, ou haranguer un auditoire.

Adverse.—On dit bien: la partie adverse, fortune adverse; mais il vaut mieux dire: opinion opposée, contraire, plutôt que: opinion adverse.

Affaire.—Il faut dire: J’ai affaire à lui parler, et non de lui parler, si c’est dans le sens d’avoir besoin de.

Faire son affaire, en parlant de quelqu’un, c’est, en français, le châtier ou même le tuer: Il lui a fait son affaire. Faire son affaire d’une chose c’est s’en charger. Faire son affaire ne veut pas dire en français, gagner de l’argent. Au lieu de: Il fait son affaire, dites: Il fait bien ses affaires, il réussit bien.

On dit en français: un homme d’affaires, un agent d’affaires, mais on ne peut faire un qualificatif de ce terme et dire: Il est d’affaires, pour signifier: habile en affaires. C’est un anglicisme.

Affecter.—C’est une faute de donner à ce mot le sens d’influencer, et de dire affecter un vote, affecter la majorité, au lieu de: Influencer un vote, la majorité.

Affiquiot.—Corruption d’affûtiau. Signifie tout l’attirail dont on a besoin pour faire une chose.

S’emploie, mais aussi à tort, dans le sens d’affiquet (ornement de femme, etc.); affiquet est français, mais populaire.