Canadien-français.—C’est ainsi que nous devons écrire ce mot: Un Canadien-français. Un C majuscule, un trait d’union entre les deux mots et une petite f. Mais si ce mot composé est adjectif, il prend un petit c: le peuple canadien-français.

Cane, Canne.—Ne pas confondre, pour l’orthographe, ces deux mots. Le premier est la femelle du canard; le second désigne un bâton pour s’appuyer.

Ce.—L’e de ce s’élide et se remplace par l’apostrophe devant est, était, étaient, a été, ont été, aurait, eut été, etc. Ç’aurait peut-être été pire. Ç’eût été bon contre bon. C’étaient les vertus...... Ç’a toujours été mon opinion.

Censé.—V. [Sensé].

Cent.—Prend une s au pluriel, lorsqu’il y a plusieurs fois cent, et qu’il n’est pas suivi d’un autre nombre. Trois cents hommes, cent deux hommes, deux cent cinq hommes. Il est invariable quand il signifie centième. Page quatre cent (pour quatre-centième), l’an mil neuf cent. Il faut dire: nous avions quelques cents hommes avec nous, dans le sens de: plusieurs cents. Si l’on dit: nous avions quelque cent hommes avec nous, cela signifie: environ cent.

C’est moi qui a.—Tout le monde sait que le verbe s’accorde avec le pronom, et qu’il faut dire: C’est moi qui ai, c’est nous qui avons; et non: c’est moi qui a, c’est nous qui ont; fautes très blâmables, que l’on entend commettre tous les jours.

Chambranle.—Est du masculin. C’est l’encadrement d’une porte, d’une fenêtre.

Chandelle, Bougie.—Ne pas confondre ces deux mots. La chandelle est faite de suif, et la bougie de cire ou de stéarine.

Châtain.—Bescherelle dit: “L’usage refuse à tort un féminin à ce mot. Cette exception n’est fondée ni sur l’étymologie, ni sur l’analogie, ni sur l’euphonie. Pourquoi donc craindrait-on de dire: Une barbe châtaine, une cheveleure châtaine, une femme châtaine, comme on dit: une barbe blanche, une chevelure blonde?” L’Académie n’en parle pas.

Chez.—Préposition, n’est pas suivi d’un trait d’union. Chez vous. Allons-nous-en chacun chez nous. Si chez est joint par un trait d’union à un pronom personnel, il forme une locution substantive. Avoir un chez-soi. Quand j’aurai un chez-moi je vous y recevrai.