L’on ne s’emploie que pour éviter un concours désagréable de sons, ou bien un hiatus; ce qui arrive plus particulièrement après que, qui, quoi, si, ou, et où. De qui l’on parle; si l’on dit; et l’on croit; on se tait ou l’on parle bien; le pays où l’on va. On dira cependant: Si on lui dit, à qui on lit; et non si l’on lui dit, à qui l’on lit.
Lorsque le mot on est répété dans une phrase, il ne doit s’appliquer qu’à la même personne. Les phrases suivantes sont donc vicieuses: Quand on sent que l’on vous aime, on en est plus aimable. Quand on a été aimé avec emportement, il faut qu’on vous haïsse avec fureur. Il faut dire: Quand on sent que l’on plaît, on est plus aimable; quand on a aimé avec emportement, il faut qu’on haïsse avec fureur.
Once.—Est du féminin.
Ongle.—Est du masculin. Etait autrefois du féminin.
Onze.—-Bien que ce mot commence par une voyelle, on prononce et on écrit sans élision l’article, la préposition etc. qui le précède. De onze enfants qu’ils étaient, il n’en reste plus qu’un seul. De vingt il n’y en a plus que onze. Dans le langage familier, on dit aussi quelquefois: Il n’y en a plus qu’onze.
Opéra.—Un opéra est une pièce de théâtre entièrement chantée. Quand il y a des parties parlées, la pièce prend le nom d’opéra comique. On dit souvent: un grand opéra, quand c’est un opéra monté à grand spectacle, avec ballet, etc., mais on ajoute ordinairement l’épithète de grand au mot opéra, pour distinguer le vrai opéra de l’opéra comique.—L’opéra bouffe est un opéra comique où le sujet ou les personnages sont des caricatures.—L’opérette n’est autre chose qu’un vaudeville avec couplets et chœurs.
Opuscule.—Est du masculin.
Or.—Est du masculin, ainsi que tous les métaux.
Orage.—Est du masculin.
Orbite.—Est du féminin.